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compas de route


Image - compas de route
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Musée de la Mer
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Nom de l'objet : compas de route
Catégorie de l'objet : Outils et équipement de science et technologie
Sous-catégorie de l'objet : O&É, arpentage et navigation
Discipline : Histoire maritime
Matériaux : métal
verre
métal, laiton
Technique de fabrication : moulé
vissé
Numéro d'accession : 1990.500
Fabricant : Kelvin-White
Pays d'origine : États-Unis
Province d'utilisation : Québec
Pays d'utilisation : Canada
Commentaires : Le compas de route est fixé sur une partie fixe du voilier (cloison). L'orientation du bateau sera lue sur la rose des vents, devant un repère de référence ou ligne de foi qui est dans l'axe du bateau. Le compas de route permet au navigateur de tenir un cap. Le compas d'un bateau doit être corrigé d'erreurs, appelées déviation de boussole, provoquées par le fer et l'acier présents dans sa structure et ses équipements. On fait ensuite tourner le bateau autour d'un point fixe tandis que les caps indiqués par le compas sont notés en fonction de son alignement sur des points de repère fixes (amers) sur le rivage. On obtient ainsi une carte de déviation de boussole permettant au navigateur de rectifier les directions indiquées par la boussole en fonction des directions magnétiques. La déviation est positive lorsqu'elle varie vers l'est, et négative dans l'autre sens. Les plus anciennes boussoles connues étaient utilisées par les Chinois au 11e siècle, chez qui elle est très utilisée en géomancie. Leurs boussoles ressemblaient alors à des assiettes et l'aiguille était une sorte de cuillère à soupe symbolisant la Grande Ourse et orientée vers le sud. L'utilisation qui était faite du champ magnétique de la Terre constituait un spectacle car les flèches étaient fabriquées comme les dés : elles s'alignaient sur le nord grâce à leur magnétisme, bluffant l'assistance. Curieusement, il s'est écoulé un certain temps avant que ce phénomène soit utilisé par les Chinois pour les besoins de la navigation, mais au 11e ou 12e siècle le procédé devient commun. Cependant, le scientifique chinois Shen Kuo (1031-1095) de la Dynastie Song (960-1279 AD) était le premier à décrire la boussole magnétique qui a été utilisée pour la navigation. Les Européens ne commencèrent à utiliser la boussole qu'à partir du 11e siècle. Son utilisation se généralise dans la première moitié du 13e siècle. En 1358, un moine anglais du nom de Nicholas de Lynne, aurait été navigateur grâce à sa compétence et à sa connaissance de " la boussole magnétique ". L'utilisation du compas de route ou boussole est marquable dans l'histoire de la Nouvelle-France; que l'on pense aux découvertes de Jacques Cartier ou au travail cartographique de Samuel de Champlain, grâce, en bonne partie, à l'utilisation de la boussole. En ce qui concerne la découverte des Îles-de-la-Madeleine, il est sûrement juste de croire à l'apport de la boussole comme étant sans équivoque. Par la suite, les Madelinots ont toujours utilisé la boussole, que ce soit pour la pêche ou pour la navigation maritime. Le compas de route ou boussole est toujours utilisé de nos jours, même si le GPS ("Global Positionning System") est plus efficace. Ce compas liquide provient du bateau "dredge" du Ministère des Travaux Publics du Canada, en opération aux Îles-de-la-Madeleine durant les années 1950.
Fonctions : Instrument qui indique la direction du nord magnétique. Ces compas sont placés près des appareils à gouverner, poste central, compartiment de la barre, directement sous les yeux de l'homme de barre. Ils servent à maintenir le bâtiment en route.
Hauteur : 27
Diamètre extérieur : 24
Unité de mesure linéaire : cm
Nombre d'objets : 1
Événements, lieux, personnes : Amérique française
Ministère des Travaux Publics du Canada
Établissement : Musée de la Mer  Facebook-Musée de la Mer 
Ville de l'établissement : Havre-Aubert (Îles-de-la-Madeleine)
Province de l'établissement : Québec

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